Culture

LE PLATEAU ET LES GANTS…MUSEE MATHEYSIN

« Le Plateau et Les Gants… Mode(s) et Travaux »

L’exposition 2019 au Musée Matheysin.
Du 12 avril au 30 septembre

« Le Gant donne l’air comme il faut » expliquait Gustave Flaubert !
« C’est la touche ultime de l’élégance » (Christian Dior)

Dès les années 1850, des centaines de mains du plateau matheysin ont tanné, fendu, cousu, brodé la peau de chevreau et contribué ainsi à l’âge d’or du fameux gant de Grenoble jusqu’à son crépuscule vers 1960.
En 1906, plus de 250 murois œuvrent pour les grandes maisons grenobloises ; mais les matheysins se souviennent surtout des Perrin, partis de Nantes-en-Rattier en 1860 pour fabriquer des gants à Grenoble.

La mode de l’époque dictait Chapeau et Gants. Plus qu’un détail de la tenue, le gant a été un accessoire à forte dimension symbolique comme l’attestent la littérature et les expressions.

L’exposition de cette année au Musée matheysin « Le Plateau et les Gants… Mode(s) et Travaux » présente des collections publiques et privées, des photos de la fabrication… des paires haute-couture, des gants sportifs, industriels, etc…
Les gants du boxeur René Jacquot (champion du monde super-welters WBC en 1989) et du pilote Bruno Saby (1er au rallye Monte-Carlo en 1988) constituent de véritables reliques aimablement confiées au musée.

Téléchargez le flyer de l’exposition : –> Flyer – Exposition 2019 – Le Plateau et les Gants

Musée matheysin : ouvert du 1er avril au 30 septembre
Maison Caral – Rue Colonel Escallon – 38350 La Mure
De 14h à 18h (fermé le mardi et le 1er mai)
Tel 04 76 30 98 15

Et n’oubliez pas…

  • Sam. 21 et Dim. 22 septembre : Journées du Patrimoine

Programme JEP 2019 : de 14h à 18h, entrée libre et gratuite :

Samedi 21
14h00 : visite guidée de l’exposition Le Plateau & les gants.
15h30-17h30 : Diaporama : La Mure, 100 ans de paysage urbain en 100 photos (version bis améliorée) Espace de la Fayolle (derrière le musée), accès PMR rue Saint-Jacques ou par le jardin du musée.

Dimanche 22
14h : visite guidée de l’exposition Le Plateau & les gants
15h30-17h30 : Camille de Waure, ancien gantier grenoblois, nous présentera les nombreuses anecdotes de son métier appris auprès de son père.

D’un échange scolaire à un jumelage municipal

Bonn, Konrad Adenauer und Charles de GaulleEn 1963, alors que le Général de Gaulle et le Chancelier Konrad Adenauer scellaient l’amitié franco-allemande avec la signature du Traité de l’Elysée, deux proviseurs, l’un français, M. Jean PELISSIER, l’autre allemand, M. Heinz ZAHN, décidaient d’instaurer des échanges scolaires réguliers entre le lycée de la Matheysine à La Mure et le Otto-Hahn Gymnasium de Marktredwitz en Bavière.

51 ans d’échanges scolaires…

Les deux hommes sont alors des pionniers tandis que les blessures de la guerre restent vives et qu’on ne compte à l’époque qu’une dizaine d’échanges de ce type entre les deux pays. 20 ans après les premiers échanges, le jumelage devient enfin municipal, concrétisé le 31 octobre 1983 par les deux maires de l’époque, M. Claude PEQUIGNOT pour La Mure et le Baron VON LINDENFELDS, pour Marktredwitz.

Inauguration de la Place Marktredwitz

…31 ans de jumelage avec l’Allemagne

L’année 2013 a ainsi permis de célébrer un double-anniversaire en même temps que les noces de perles. Une délégation allemande emmenée par Mme Birgit SEELBINDER, maire de Marktredwitz est venue à La Mure. Ce fut l’occasion, outre les cérémonies protocolaires, d’inaugurer la nouvelle place de Marktredwitz à La Mure. A l’inverse une très forte délégation de Murois et de Matheysins s’est rendue en Bavière, région de Marktredwitz, à l’occasion de la traditionnelle fête de la vieille ville.

Un peu d’histoire et de géographie

Où se situe Marktredwitz ?

A l’ouest, à l’est ? A côté de Berlin ou de Munich…? Ville moyenne située en Bavière, dans le canton de Wunsiedel, Marktredwitz est nichée au coeur du massif de moyennes montagnes du Fichtelgebirge (la Petite Sibérie), à 550 mètres d’altitude, entre Bayreuth (50 km) et la frontière tchèque (15 km).

D’un cul-de-sac oublié au fin fond de la RFA, elle s’est retrouvée en plein cœur de la nouvelle Europe, à la chute du Mur de Berlin en 1989. Marktredwitz a depuis développé de nombreux jumelages avec d’autres villes partout en Europe (Autriche, Italie, Pays-Bas) et ainsi obtenu le statut de « ville européenne ».

Avec ses 18 000 habitants, Marktredwitz est la ville la plus peuplée de son canton (Wunsiedel), sans en être toutefois le chef-lieu. Située à 247 km de Munich, 200 km de Prague, 130 km de Nuremberg, 363 km de Berlin…et 987 km de La Mure !

Marktredwitz_PatrimoineUn patrimoine remarquable

Marktredwitz (qui se nommait Redwitz jusqu’en 1907) et sa région possèdent un patrimoine historique et naturel d’une richesse exceptionnelle. La vieille ville est traversée par une grande rue entièrement pavée, la Marktstrasse (= la rue du marché) bordée de bâtiments aux façades colorées. L’hôtel de ville historique blanc et rouge, a été aménagé dans l’ancien château de la ville au 14ème siècle. En face, se dresse la Theresienkirche, magnifique église catholique baroque rococco construite au 18ème siècle sur ordre de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. Derrière l’hôtel de ville historique, on trouve l’église Saint Barthélémy qui abrite le culte protestant depuis la Réforme. Dans un angle de l’église se dresse le Lug ins Land, tour du château féodale du 13ème siècle, qui constitue le plus vieux bâtiment de la ville.

Devant l’hôtel de ville, on peut voir le Brünnenlöwe (= le lion de la fontaine). Véritable symbole de la ville, cette statue, représente un Lion qui tient dans ses pattes les armoiries de Marktredwitz et d’Eger, ancienne ville impériale et capitale régionale de l’époque aujourd’hui connue sous le nom de Cheb en République Tchèque. Une copie de cette statue se dresse sur la place de Marktredwitz à La Mure. Au bout de la Marktstrasse, on trouve le nouvel hôtel de ville construit en 1794 ; ce bâtiment remarquable a abrité le célèbre poète allemand Goethe pendant plusieurs mois et l’on peut toujours visiter sa chambre.

Puis…la « Place de La Mure », qui accueille une sculpture de dauphin et un kiosque d’informations qui présente sa ville française jumelle !

Une ville au coeur d’une région dynamique

De nombreuses P.M.E. dynamiques composent un paysage économique très dense : fabrication de ressorts, céramique industrielle, micro-électronique, électrotechnique, une manufacture des Gobelin implantée depuis très longtemps… Marktredwitz et sa région sont très connues pour l’industrie de la porcelaine ; Villeroy & Boch y possède d’ailleurs un grand site de production.

Fête Vieille villeAu fil des décennies, Marktredwitz est devenue le plus grand centre industriel et commercial de la région grâce à un esprit d’entreprendre bien allemand, une volonté politique ferme à ce sujet et l’arrivée de la nouvelle autoroute Munich-Berlin qui traverse la ville depuis une dizaine d’années.

Tandis que l’agriculture reste un secteur économique important dont la culture du blé et de l’orge (pour fabriquer la fameuse bière !), la région de Marktredwitz héberge également une station touristique importante grâce aux montagnes et à la présence de nombreuses sources thermales. Ski, randonnées, bien-être, V.T.T., découverte, repos, nature… tout est réuni dans le Fichtelgebirge, la petite Sibérie Allemande, pour contenter les visiteurs de tous horizons…et cultiver de vraies similitudes avec La Mure !

 

 

De l’étymologie…

« La Mure » : les dernières études montrent que l’étymologie de « Mure » viendrait de la racine pré-celtique « Mor, Mur » signifiant « morceau de pierre » ou « butte rocheuse ». C’est aussi le nom de la colline rocheuse sur laquelle était bâti le premier château delphinal. Il est dit en effet dans l’Inventaire des Biens du Dauphin (1339) que le château était construit « sur la colline qui a donné son nom à la ville ». L’explication du nom de notre ville est donc très ancienne et n’a rien à voir avec une quelconque maturité !… Ni avec le délicieux fruit des bois !

D’après le livre « Où habitons-nous. Petite Histoire du nom des rues ».

« Matheysine » : ce mot est issu de la lente déformation du terme «Matacena», composé de la racine latine « Matta/Mata » qui signifie « humide » et pré-latine « Cena », signifiant le « haut plateau ». Ce terme désigne donc un plateau élevé, riche en eau… correspondant bien à la réalité que nous connaissons encore aujourd’hui.

D’après le livre « Où habitons-nous. Petite Histoire du nom des rues ».

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